On cherche tous l'Amour, avec un grand A, ce mot qui est censé nous rendre heureux et nous faire retrouver l'innocence de notre enfance. Pourtant qu'est ce que l'amour et surtout pourquoi le cherche-t-on aussi assidument ?
D'après le dictionnaire l'amour est un sentiment vif qui pousse à aimer quelqu'un, à vouloir du bien, à aider et à s'identifier plus ou moins. L'amour est donc un sentiment basé sur le verbe aimer, éprouver un sentiment passionné. Mais l'amour est aussi associé à d'autres choses, le bonheur, le partage, le plaisir, l'affection. Certains voient l'amour, comme le résultat du bonheur, la réussite suprême, la société voit l'amour comme ça, mais chacun le voit différemment, certains l'associe à une souffrance, une cicatrice, une partie triste et douloureuse de leur vie. Pourtant d'après bon nombre, l'humain doit aimer pour être heureux. Aimer c'est accepter l'autre comme il est, le protéger, ne pas le faire souffrir, le rendre heureux. Alors aimer oui, mais être aimer, c'est peut-être là le plus difficile, se dire que quelqu'un nous aime pour ce que l'on est, ce que l'on représente et aussi pour ce que l'on aimerait être. Accepter d'être aimer, c'est accepter d'être compris, d'être regardé, de partager, c'est accepter de donner une partie de soi à l'autre pour qu'il puisse s'y attacher mais c'est surtout s'accepter tel que l'on est avec ses défauts et ses qualités. Mais pour aimer et être aimer, il faut faire confiance, se livrer, ne pas avoir peur de l'autre. On se demande parfois si l'amour est accessible à tous, s'il est gratuit, si quelqu'un choisit pour nous en matière de sentiments, Cupidon est une « croyance » mais pourquoi ne pas y croire ? Un petit ange qui déciderait pour nous de notre avenir sentimental, ce serait s'en remettre au destin, à la fatalité mais n'est-ce pas plus simple ? Croire que la seule chose qui peut nous rendre heureux c'est d'être amoureux c'est surement un peu simpliste, pourtant beaucoup y croient. Il me semble qu'on peut y croire, au début mais que lorsqu'on a été déçu, une fois, une seule fois, on ne peut s'en remettre à l'amour pour être heureux. On cherche les clés du bonheur ailleurs, autrement, en espérant que ça sera mieux, que la souffrance sera moins forte.
Aujourd'hui internet permet à l'aide de dizaines de sites de rencontrer l'âme s½ur, des entreprises se créent pour vous organiser des rencontres avec des gens censés vous correspondre, le commerce s'est emparé du marché de l'amour. Tous les moyens sont bons, c'est incroyable ce que la société accorde comme importance à une chose si futile... La société impose presque d'être amoureux, alors comment expliquer un choix aussi radical que compréhensible, celui de ne pas y croire ? Je fais partie de ceux qui ne croient plus en ce bonheur utopique, trop souvent déçue et blessée. Certains ne comprennent pas, pour eux il faut espérer aimer et être aimer un jour, il faut mettre toutes les chances de son coté, presque forcer le destin, rencontrer le plus de personnes possible pour trouve « La » personne, celle qui nous correspond le mieux et nous rendra heureux. Mais l'amour peut aussi rendre plus malheureux qu'heureux, faire souffrir et rendre vulnérable, c'est le coté que l'on voit le moins dans la vision actuelle de l'amour, le coté presque obscur de ce sentiment, celui qui peut détruire une personne si vite que l'on ne s'en aperçoit pas. La face cachée d'un sentiment si souvent idéalisé, le manque de connaissance à ce sujet, les maladies mentales qui y sont liées, tout cela est trop souvent oublié mais il ne peut être négligé. On peut être heureux sans amour mais dans la conjecture actuelle, c'est peut-être la seule chose dans laquelle les gens peuvent se réfugier, leur quête de l'âme s½ur, du bonheur et de l'amour, la seule chose en laquelle ils croient encore.
Alors pour conclure je dirais que croire en l'amour c'est croire en la vie, mais réfuter l'amour c'est accepter la vie telle qu'elle est, cruelle.