Couleurs froides. Tons bleutés. Goût sucré. Comme les glaces saveur cactus. Des rêves d'enfants. Le bruit de la mer. Une éternité d'accalmie, de douceur. De violence aussi. Un peu plus loin. Des mots. Un flot de mots. Pas besoin de verbe. Des promesses qu'on se fait. Ne pas abandonner. Ne pas oublier. Se soutenir. S'aimer. S'abandonner dans les bras l'un de l'autre. S'oublier ensemble. Sans se soucier du reste du monde. Partir. Même s'il paraît que c'est mourir un peu. Mais comment considérer un chez soi quand le monde nous tend les bras. Comment mourir quand on se sent enfant du monde ? Enfant d'ailleurs. Un ailleurs tout près. En nous. Un ailleurs où les couleurs froides nous semblent douces. Noyées par toute la chaleur humaine. Un ailleurs où même l'hiver le plus froid parvient à réchauffer nos c½urs. On attend sur des quais. Les ports de toute la Terre ont une odeur différente. Une texture différente. Des couleurs différentes. Mais le spectacle reste le même. Un champs de mâts. Annonceurs de voyages. De mystère. D'exotisme. Tout ce qui fait qu'on aime notre foyer. Mais que l'on préfère jeter un ½il à côté. Plus de jalousie. Les couleurs ne sont pas si froides que cela. Les tons bleutés nous aident à se sentir libres. Et l'on consomme le sucre à loisir. Pas de caries. Pas dans ce monde. Pas dans un monde où l'on ne vit que pour sauter de mât en mât. Comme à la marelle. Pieds joints trois fois. Pieds écartés. Puis joints. Puis écartés. Partir en voyage, à sa recherche et peut-être enfin se trouver ...
Une année de passée, encore une, je ne l'ai pas vue s'écouler, trop loin de ce monde que je déteste. Je ne me comprends plus, j'hurle parce que je ne sais pas m'exprimer, je ne sais plus laisser les larmes couler, je garde tout et devient agressive, je déteste ce comportement puérile. J'ai boycotté cette année, parce qu'il y a un an j'ai vécu un truc magistral, la plus belle année, je n'ai pas savouré, j 'ai détesté cette année fade et sans relief. J'ai manqué de repères et de folie. J'ai aussi laissé couler cette année parce que c'était trop dur, psychologiquement, physiquement et scolairement parlant. J'ai détesté ? Non. Aimé ? Non plus. Je suis restée indifférente à cette année de première. Tant pis, je ferais mieux l'an prochain j'espère... Vivement que je prenne l'air, que je navigue...