"Cela ne vous arrive pas parfois d'avoir envie de prendre le premier train qui arrive sur le quai et partir loin de tout ? Moi actuellement je prends surtout une grande valise et je mets tous les soucis de cette année et je la jette a la mer pour recommencer. On fait des erreurs dans la vie , comme certains me diront " tu vois je te l'avais dis " ou encore " tu auras eu une expérience que veux-tu.." De toute façon on ne peut pas revenir sur le passé... se serait trop simple...Heureusement cette valise est jetée , il faut oublier tout ça , au bout d'un moment on en a marre d'être pris pour une cruche, il faut avancer dans la vie."
" Elle se disait que le mieux serait peut-être de ne plus jamais aimer. Pouvoir tout effacer, oublier les promesses...Combien de jours et de nuits faudrait-il, cette fois encore pour cicatriser ? Surtout, ne pas penser maintenant aux week-ends à venir. Réapprendre à contrôler les battements de son c½ur, quand on croit voir l'autre au détour d'un carrefour. Ne pas baisser les yeux parce qu'un couple s'embrasse sur un banc devant vous. Et ne plus jamais, jamais attendre que le téléphone sonne. S'empêcher d'imaginer la vie de celui que l'on a aimé. Par pitié, ne pas le voir lorsqu'on ferme les yeux, ne pas penser à ses journées.Que sera devenu le temps de la tendresse, des mains qui se croisaient quand on marchait ensemble ?"
"L'univers paraît étrangement bien ordonné. On le voit à la régularité du mouvement des étoiles, de la rotation de la terre, du passage des saisons. Mais la vie humaine est l'expression même du chaos. Chaque personne tente de faire valoir ses droits, d'imposer sa volonté, ses sentiments, sans comprendre ce qui fait avancer les autres, ni ce qui l'a fait avancer elle-même... "
"Les idées en place, la tête en l'air, j'observe l'espace, le c½ur à l'envers. Y a du monde là-haut, regarde comme c'est beau. Il ne manque plus que toi et ton sourire dans mon vaisseau. Voyageur dans l'âme, j'pars en vadrouille. Au fil des drames, malgré la trouille, pas de recette, si je perds la tête. Quand la raison s'enfuie. Et qu'il fait sombre, je me dis: Pas facile de se faire une place sur ce drôle de caillou perdu dans l'espace. Qui peut prétendre savoir ou comprendre l'enjeu suprême de la vie, l'enfer, le paradis tout simplement au fil du temps. Je vois la vie comme un grand livre qui continue de se poursuivre loin des écrits, vole mon esprit. J'irais bien faire une balade tout autour de la galaxie, poser mon regard sur Véga, Mizar. À bord de ma comète, je vais où je veux quand il fait noir."
Parce qu'il y a eux, elle, lui, qu'ils sont là tous les matins sur ce même radiateur, que leurs sourires me donnent simplement envie d'exister chaque jour un peu plus. Chaque est un combat contre la connaissance, ou comment apprendre autant en si peu de temps. Ils m'aident à chaque instant. Elles sont là avec leurs conseils, ils disent que des bêtisent, elles me tiennent debout, ils s'amusent de tout. Ce sont chacun les rayons de mon soleil, celui qui éclaire ma vie chaque jour de la plus belle façon qui soit. Ils sont là, tout simplement et ça suffit.
Si je pouvais ralentir le temps je le ferais, pour que cette année soit longue, qu'on en profite, qu'on la savoure, que ça soit juste awsome ! Qu'avant de sauter dans l'inconnu on se rassure, qu'on s'aime, qu'on s'épaule et qu'on soit heureux. Encore un peu ... Parce que de toute façon tout est voué à disparaître alors on ne peut que retarder ce moment ... Retarder le déchirement et la souffrance. Et espérer que l'année soit belle.

